| Etape
1 - Tirabassi mène les débats
Après
une longue pause de trois mois, les concurrents du championnat Junior
reviennent à la compétition avec le Rallye de l’Acropole.
Réputée pour être très cassante, l’épreuve
grecque est un vrai calvaire pour les Super 1600 et pour les pilotes
avec des températures très élevées.
La première étape est typique des conditions rencontrées
sur ce rallye : température atteignant les 50°C et gros
cailloux parsemant les spéciales. A cela s’ajoute la
poussière soulevée par les autos et qui a gêné
un certain nombre de pilotes, dont Simon Jean Joseph qui s’est
élancé derrière l’ensemble des pilotes
inscrits en JWRC.
Huit spéciales étaient au programme de cette première
étape avec une super spéciale en fin de journée
qui a été annulée en raison de mauvaises conditions
de course en partie du à la poussière.
Leader au terme de cette première journée, le français
Brice Tirabassi a dominé ses adversaires en s’adjugeant
cinq meilleurs temps. Le pilote Renault n’a pourtant pas pris
de risques et s’est appliqué à prendre ses marques,
bien aidé par son auto qui n’a rencontré aucun
problème mis à part une panne d’afficheur de
vitesses. Brice a su éviter les pierres projetées
sur la route par les voitures qui le précédaient.
Derrière le français, suit l’homme en forme
de ce début de championnat, Daniel Carlsson. Le pilote Suzuki,
qui court toujours après ces premiers points de la saison,
a signé deux meilleurs temps (ES3 et 4). Parti prudemment
dans la première spéciale, il a ensuite haussé
le rythme. Ne voulant pas prendre de risques trop tôt dans
le rallye, il a ensuite géré et s’est appliqué
à ne pas détruire ses pneus ni endommager sa voiture.
Parti lui aussi
prudemment, Kosti Katajamaki occupe la troisième place à
1m53 du leader et 1m10 de Carlsson. Kosti a été très
régulier en se classant à chaque spéciale dans
les six meilleurs temps. N’ayant pas connu de problèmes,
le jeune finlandais reste pour l’instant dans la course à
la victoire.
Deuxième pilote Suzuki dans les quatre premières places,
Urmo Aava pointe à plus de 3min du leader au terme de l’étape.
Urmo a rencontré un soucis d’électronique du
à un capteur défectueux. Il a pourtant perdu beaucoup
de temps à cause de la poussière d’une voiture
le précédant dans l’ES 6 ainsi que dans l’ES5
où il a levé le pied, épuisé par la
chaleur, cinq kilomètres avant la fin de la spéciale.
Autre pilote à avoir été gêné
par la poussière soulevée par le pilote le précédant,
Guy Wilks a perdu plusieurs dizaines de secondes dans l’ES1
à suivre Alessandro Broccoli. Il est le premier pilote Ford
mais pointe à plus de 5 min du leader. Comme tous ses adversaires,
le jeune britannique ne prend pas de risques en préférant
ralentir dans les portions très cassantes.
Belle performance de Mirco Baldacci au volant de sa Fiat Punto.
Le pilote italien a constamment figuré dans les 4-5 meilleurs
temps avant de perdre près de cinq minutes dans l’ES
6 et ainsi chuter à la septième place. Il reste néanmoins
le premier pilote italien et premier pilote Fiat.
Bien que handicapé au niveau performance, les Ford restent
des autos fiables et solides. Martin Stenshorne a su en tirer profit.
Comme beaucoup, le norvégien a piloté prudemment en
faisant attention aux pierres projetées sur la route. Sixième
en fin d’étape, il a écopé d’une
pénalité pour retard à l’ES7, suite à
un amortisseur arrière cassé, et chute à la
huitième place.
Cette
première étape aura fait beaucoup de victimes en Super
1600. Sur vingt pilotes au départ, seuls douze étaient
encore en course le vendredi soir.
Premiers pilotes sur la liste des abandons, Marco Ligato (Fiat Punto)
a rencontré un soucis de direction dès la première
spéciale. Il a été imité par Kris Meeke
(Opel Corsa) et Vladan Vasiljevic (VW Polo III) victime respectivement
d’un problème de direction et d’une sortie de
route. Beppo Harrach (Ford Puma) n’a pu aller plus loin que
la deuxième spéciale après avoir arraché
une roue dans l’ES1. Son coéquipier au sein de l’équipe
Astra Racing n’a pas été plus chanceux. Abdo
Feghali a été victime d’un problème rare
: sa pédale d’accélérateur a cassé
lors de la première spéciale mais il a pu continuer
sa course jusqu’au parc d’assistance. Malheureusement
dans l’ES4, le moteur a rendu l’âme à cause
de la poussière.
L’ES5 a été fatale aux deux 206 Super1600 de
Iliev Dimitar et Donchev Krum : casse moteur pour l’un et
perte d’une roue pour l’autre. Dernier pilote à
inscrire son nom sur la liste des abandons, Ville Perrti Teuronen
a prouvé sa pointe de vitesse en signant régulièrement
des temps parmi les meilleurs. Il abandonne sur casse d’un
demi arbre de transmission. Par précaution, cette pièce
a été changée lors du parc d’assistance
sur les trois autres Suzuki encore en course.
La deuxième étape comporte huit spéciales
dont cinq seront empruntées pour la deuxième fois.
L’étape devrait donc être très éprouvante
pour les mécaniques car les routes seront parsemées
de pierres.
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