| Etape
2 - Tirabassi sans soucis…
Le
champion de France 2002 et actuel leader du championnat JWRC, Brice
Tirabassi, continue sa main mise sur l’épreuve en finissant
cette deuxième journée au premier rang de la catégorie.
Etape la plus longue du rallye avec 149 km, le nombre d’abandons
a été moins élevé que la veille avec
seulement trois pilotes ce qui porte à neuf le nombre d’équipages
encore en course. L’objectif des pilotes étant avant
tout de finir, ils ne prennent pas de risques ce qui explique que
les écart soient très importants.
Malgré
sa méconnaissance de l’épreuve, Tirabassi occupe
la tête du rallye bien aidé en cela par sa Renault
Clio qui, en plus d’être performante, est d’une
grande fiabilité. Aucun gros problème n’est
à signaler. Sa course n’en reste pas moins difficile
avec quelques petits soucis de démarreur et la poussière
qui l’oblige à stopper en pleine ES 16 pour la laisser
se dissiper.
A la deuxième place à une minute du leader, on retrouve
Daniel Carlsson qui a signé trois temps scratchs. Victime
d’une crevaison dans l’ES 11, il perd une trentaine
de secondes. « Il y avait une grosse
pierre au milieu de la route et je n’ai pas pu l’éviter.
Quoi qu’il en soit, ma tactique reste la même. Brice
me devance d’une minute et je vais continuer à maintenir
l’écart pour lui mettre la pression. »
Les
Suzuki sont à l’aise sur ce terrain. Sur quatre voitures
au départ, trois sont encore en course et deux apparaissent
dans le top 3. Urmo Aava gagne une place avec l’abandon de
Katajamaki et monte sur la dernière marche du podium provisoire.
Le pilote n’a rencontré aucun problème, même
s’il souffre de la chaleur, et gère sa course pour
essayer de rallier l’arrivée.
Belle remontée du pilote Fiat, Mirco Baldacci. Constamment
dans le groupe de tête côté chrono, il avait
malheureusement chuté à la septième place,
hier, suite à une crevaison. Aujourd’hui, il a continué
sur sa lancée en signant de très bons chronos (deuxième
temps dans l’ES11) et, tout en bénéficiant de
quelques abandons, il remonte à la quatrième place.
Malheureusement, sauf abandon des hommes de tête, une place
sur le podium est difficilement envisageable (2min40 séparent
Aava et Baldacci).
Salvador Canellas, dernier pilote ‘officiel’ Suzuki
encore en course, occupe la cinquième position. Seul soucis
rencontré par le jeune espagnol : un problème de freins
qui a été réglé lors de l’assistance.
« Il n’y a aucune raison d’attaquer
car les écarts avec les pilotes devant et derrière
moi sont importants. Le plus important est que je marque des points.
Je suis déjà crédité de huit points,
donc si je rallie l’arrivée à cette place, je
serais bien placé au championnat. »
Ceccato (Fiat Punto) et Svedlund (VW Polo) continuent leur apprentissage
de l’épreuve. Aucun problème à signaler
pour l’italien, quant à Svedlund, un problème
de direction assistée l’a gêné dans les
trois premières spéciales de la journée. Luca
Cechettini occupe pour l’instant la dernière place
donnant droit à des points au volant de sa Fiat Punto. Il
pointe à plus de 22 min du leader et perd deux places dans
cette étape après être sorti de la route dans
l’ES 11.
Cinquième
au terme de la première étape, Guy Wilks a passé
un mauvaise journée. Remonté à la quatrième
position après l’abandon de Katajamaki, le jeune anglais
endommage sa suspension avant droite dans l’ES10 qui devient
de plus en plus souple. Cela provoque des vibrations qui finissent
par endommager la direction. Il arrive tout de même à
refixer la roue dans l’ES11 mais a du continuer à faible
allure pour rejoindre l’assistance où la suspension
a été changée. Les problèmes ont continué
dans l’ES 12 avec la perte progressive du liquide de la direction
assistée. Au final, il chute à la neuvième
place mais peut espérer accrocher la huitième place,
synonyme de points, lors de la dernière étape.
Le principal abandon
de la journée est celui du finlandais Kosti Katajamaki. En
troisième place au soir de la première étape,
le finlandais a du se retirer au départ de l’ES 11
sur casse de sa boîte de vitesses. Alessandro Broccoli, seul
pilote au volant d’une Opel Corsa, l’a imité
dans l’ES 12 suite à un problème d’arbre
de transmission. Enfin, Martin Stenshorne a abandonné dans
l’ES 11 suite à la perte d’un élément
de la direction assistée qui aurait pu endommager le moteur.
La dernière
étape comprend six spéciales séparées
par un seul parc d’assistance. Les écarts étant
importants, les pilotes devraient ne pas prendre de risques et essayer
de rallier l’arrivée sans commettre de fautes.
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