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Chris
Birkbeck Racing : les forces en présence
Guy Wilks
(Grande Bretagne) :
Alors,
comment s'est passé la manche d'ouverture de la saison JWRC
?
Il m'a donné
confiance. Je ne connaissais pas mes adversaires avant. Il y a tellement
de nouveaux noms provenant de tellement de pays différents,
tu ne peux pas savoir tout ce qu'ils ont fait.
Tu
étais vraiment déçu lorsque tu as perdu une
roue dans la dernière étape et que tu as du te retirer,
mais ta performance d'ensemble a été très encourageante
?
J'étais
venu avec comme objectif de finir. Je me sentais bien et les temps
ont suivi donc j'ai pris beaucoup de plaisir. Etant donné
que c'est ma première saison, on m'a conseillé de
ne pas forcer et d'apprendre les spéciales, mais en marchant
si bien, perdre une place dans les points aussi près de l'arrivée
est decevant.
As-tu
déjà mis les pieds en Turquie auparavant ?
J'ai fait une
compétition de Skateboard en Turquie sur une Playstation
! Mais sérieusement, non. J'aurais aimé visité
ce pays mais je n'en ai jamais eu l'opportunité, jusqu'à
maintenant.
La
Turquie est un rallye inconnu pour tout le monde. Comment t'es-tu
préparé ?
Il est important
d'y aller avec l'esprit ouvert. J'ai interrogé plusieurs
personnes mais elles ont dit des choses si différentes qu'il
est difficile de savoir quoi penser. Les reconnaissances nous donneront
une idée plus précise. Je crois que la région
ressemble aux collines grecques, un terrain assez rugueux.
Le
rallye débute par une super spéciale le jeudi soir.
Est-ce gênant de voir son adversaire ?
J'ai effectué
quelques " duels " de ce type lors de test avec Chris
Birbeck la semaine dernière, nous les avons souvent utilisés
pour s'exercer aux départs. C'est un peu déroutant
d'avoir une autre voiture à côté de la sienne,
la terre vole et les phares gênent la vision. Les 1,5 km de
cette spéciale ne permettent pas de creuser de gros écarts.
Elle est plus destinée aux spectateurs. Le principal objectif
est de ne pas endommager la voiture.
Qu'as-tu
fait depuis le Monte Carlo ?
J'ai fait de
la gym et du squash. J'ai aussi beaucoup fait de VTT. C'est une
bonne séance d'entraînement et me garde en forme. J'ai
aussi pris part au RST (Rally Sport Trainer) de Ford Rally Sport
et j'ai aussi participé avec Kris Meeke, concurrent JWRC,
a un petit entraînement à Newcastle. Nous sommes de
bons amis en dehors des spéciales mais une fois que le casque
est mis
.
Martin Stenshorne (Norvege)
Après
une saison hors de la Puma, comment s'est passé ton retour
au volant au Monte Carlo ?
Tout allait
bien en dehors du résultat qui n'a pas été
très bon. L'équipe a bien travaillé mais le
Monte Carlo n'est pas très amusant et je ne pense pas que
ce soit l'un des meilleurs rallyes. Certaines spéciales sont
trop lentes et les reconnaissances ne sont pas d'une grande utilité
quand les conditions sont si différentes des conditions rencontrées
pendant le week-end du rallye.
Tu
as eu quelques périodes 'off ' pendant le rallye dont un
t'as finalement forcé à abandonner. Etait-ce un problème
pour réapprendre le comportement de l'auto, l'enthousiasme
ou tout simplement le Monte Carlo ?
C'est un peu
de tout ça. Lors du deuxième passage dans une spéciale
nous avons été surpris par une plaque de glace et
avons tapé un pont, doucement, mais suffisamment pour casser
la suspension avant.
La
Turquie est la première des quatre épreuves sur terre
de la saison. Apprécies-tu cette surface ?
Tant que je
me sens bien dans la voiture, tout est ok. J'ai besoin de me sentir
en confiance et elle doit se comporter comme je l'aime. Glace, terre
ou asphalte, peut m'importe.
Es-tu
déjà allé en Turquie auparavant ?
Non, ce sera
la première fois. Je suis sûr que ce sera bien.
Etant
donné le caractère inconnu du rallye, comment l'aborderas-tu
? As-tu une stratégie ?
Ca ne sert à
rien d'y aller doucement. L'an dernier au Rallye de l'Acropole,
j'ai signé de bons chronos et j'occupais la troisième
place au volant de l'Opel avant de devoir abandonner sur problèmes
moteurs. J'ai entendu beaucoup de choses sur le Rallye de Turquie
et je ne peux rien prévoir mais je vais essayer de finir
le rallye dans les points.
Qu'as-tu
fait depuis le Monte Carlo ?
J'ai participé
à la troisième manche du championnat norvégien
ce week-end et le dimanche je me suis envolé pour la Turquie.
Avec les heures de vols, je me suis surtout reposé. J'ai
assisté au Rallye de Suède comme spectateur. Je me
suis déplacé sur les spéciales et ai passé
du temps dans le parc d'assistance ce qui m'a permis de voir le
rallye d'une il différent.
Comment
ton copilote Clide vit-il son nouveau rôle de père
?
J'ai discuté
à plusieurs reprises avec lui et il est un père très
fier. Je pense vraiment qu'il est très heureux.
Chris Birkbeck , team manager de Birkbeck Rallysport
Le
Monte Carlo a été très décevant car
aucun des pilotes n'a rallié l'arrivée mais les chronos
et les positions des deux équipages étaient très
encourageants.
Je suis reparti
optimiste du Monte Carlo. L'équipe a fait de bons choix stratégiques,
spécialement du côté des pneumatiques. Les pilotes
ont piloté intelligemment et leur abandon est du à
la malchance. Martin a perdu du temps avec son attache de capot
qui n'a pas tenu et sa remontée lui a mis la pression. Il
a fait quelques erreurs dans certaines spéciales mais a été
rapide dans les autres. Mais les temps ont montré que la
Puma restait compétitive face à ses concurrentes,
par exemple la Renault Clio. Nous étions dans les cinq premières
places et nous sommes satisfaits de la voiture.
Quels
sont les objectifs de l'équipe pour les manches à
venir ?
L'objectif de
Guy est de marquer des points mais pas nécessairement gagner.
Ce sera une année d'apprentissage et il va s'atteler à
améliorer sa technique de prise de notes, ensuite la vitesse
viendra. Il pourrait décider de se 'lâcher' pour son
rallye à domicile, le RAC Rally, en fin d'année pour
voir si il peut signer de bons temps. Martin est plus expérimenté
et a besoin de signer de bons temps et de faire la course en tête.
Pensez-vous
qu'ils pourront ramener de bons résultats à l'équipe
?
Je le pense.
J'ai confiance dans les pilotes et la voiture. Le développement
de la Puma ces trois dernières années en a fait une
auto compétitive et fiable. Si vous avez un pilote et une
voiture fiable, vous partez sur de bonnes bases.
La
Turquie est un rallye nouveau pour tout le monde. Comment avez-vous
préparez les voitures et les pilotes pour une épreuve
que l'équipe ne connaît pas ?
J'ai rencontré
un représentant de Ford Turquie lors du Rallye de Grande
Bretagne qui connaissait l'épreuve. Il m'a aidé de
part son expérience et il m'a fait partager sa connaissance
de la météo et des conditions typiques des spéciales.
J'ai aussi reçu des informations de la part de M-Sport concernant
la préparation. Les informations et conseils de l'équipe
de Boreham sont de valeur inestimable et nous cherchons toujours
des conseils avant chaque rallye. Sur l'épreuve nous pouvons
obtenir des informations de Chrysalis TV.
C'est
une épreuve sur terre qui a été comparé
à Chypre et l'Acropole. Est-ce que ce sera un rallye éprouvant
pour les mécaniques et préparez-vous les voitures
pour ce type de conditions ?
Nous n'avons
jamais participé au Rallye de Chypre mais nous connaissons
l'Acropole pour y avoir pris le départ à deux reprises.
Au vu des informations recueillies, nous prévoyons des conditions
similaires à l'Acropole mais plus boueuses. Nous avons donc
préparer les autos avec les spécifications de l'Acropole.
Quels
sont les objectifs de l'équipe pour ce Rallye de Turquie
?
Arrivée
dans les points pour les deux voitures.
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