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Sébastien
Ceccone renonce
Sébastien
Ceccone et Julien Giroux ont rendu leur carnet de bord à
l'issue de la neuvième épreuve chronométrée
du Rallye de Turquie, comme dix de leurs collègues du championnat
Junior l'avaient fait avant eux.
Le caractère
très cassant du terrain turc, qui a mis à mal nombre
de World Rally Cars, avait à ce moment eu raison de la moitié
du plateau "Super 1600"
et il restait encore neuf
spéciales avant l'arrivée ! " Pour les Super
1600, ces rallyes doivent être assimilés aux rallye-raids
"
avait dit Julien Giroux avant la course. Réflexion prémonitoire,
qui s'est révélée exacte.
En dépit
du rythme prudent adopté par Sébastien Ceccone, il
était impossible au jeune pilote mâconnais d'éviter
toutes les pierres parsemant les spéciales turques. Lors
de la première étape, l'équipage s'en tira
toutefois en remplaçant a deux reprises le support de boîte
de vitesses.
Il eut également
la malchance, ayant crevé sur un tronçon de liaison,
de casser le cric pendant le changement de roue, ce qui l'obligea
à soulever une deuxième fois la voiture. Cette perte
de temps entraîna par un pointage en retard de six minutes
coûtant une minute de pénalité.
Conservant la
même tactique prudente au début de la deuxième
journée, Sébastien et Julien gardaient les yeux rivé
sur leur objectif : terminer. Le rythme adopté leur permettait,
au fil des incidents de course de remonter à la dixième
place.
Alors qu'ils
avaient en point de mire une entrée dans les points attribués
aux huit premiers, une pierre de plus, une pierre de trop, malmena
la protection inférieure de la Saxo, brisant support de boîte,
biellette anti-couple et commande de boîte de vitesses. Condamnés
à évoluer sur le cinquième rapport l'équipage
tenta de s'extraire de la spéciale. Mais les montées
en cinquième eurent raison de l'embrayage, sonnant le glas
des espoirs du jeune équipage français.
" Sébastien
et Julien s'attendaient à une course difficile,
analysait Bernard Piallat, le boss de P.
H. Sport. Ils ont découvert qu'il y avait pire que ce qu'ils
pouvaient imaginer. Notre déplacement en Turquie s'inscrit
dans leur programme d'apprentissage. C'est donc lors de la prochaine
manche, en Grèce, sur un terrain presque aussi redoutable,
que nous saurons si les enseignements recueillis ici portent leurs
fruits ! "
Communiqué
PH Sport
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