| Les
Dieux seront-ils avec Simon ?
Leader du Championnat de France des Rallyes, Simon
Jean-Joseph retrouvera ce week-end le Mondial avec le Rallye de
l’Acropole. Le pilote de la Renault Clio Super 1600 aux couleurs
de Gauloises n’a qu’une idée en tête :
ajouter une nouvelle victoire de classe A6 à son tableau
de chasse !
Tu
vas disputer le Rallye de l’Acropole pour la quatrième
fois, c’est une épreuve que tu connais très
bien ?
« Effectivement, c’est le rallye mondial que je connais
le mieux avec le Sanremo. J’aime beaucoup la Grèce
: c’est un pays dont les infrastructures se développent
très rapidement, entre autres grâce à la préparation
des Jeux Olympiques de 2004. J’ai disputé cette épreuve
pour la première fois en 1999, sur une Puma Kit-Car. Le parcours
de l’époque n’avait rien à voir avec celui
que nous empruntons désormais. En 2001, j’ai terminé
8e scratch avec la 206 WRC de Kronos Racing. J’étais
le meilleur privé et je devançais plusieurs voitures
d’usine à l’arrivée. Et puis l’an
passé, j’ai fait débuter la Renault Clio Super
1600 en Championnat du Monde. »
Les
débuts de cette voiture furent même fracassants…
« Oui, je crois que beaucoup de monde avait été
surpris par nos temps ! Je garde un très bon souvenir de
l’édition 2002. En quinze spéciales, j’ai
signé neuf fois le meilleur temps de la classe A6. Une transmission
cassée nous a empêché de gagner, mais l’important
était d’avoir marqué les esprits. Et il s’agissait
d’un formidable banc d’essais pour la voiture. »
Grande-Bretagne,
Monte-Carlo, Turquie : tes trois derniers rallyes mondiaux ont été
ponctués par autant de victoires de classe. Tu vas continuer
la série en Grèce ?
« En tous cas je pars pour cela ! Comme je ne joue pas de
Championnat, je ne vais pas me poser de questions. Je vais attaquer
pour faire des temps et essayer de gagner la classe avec panache.
Je pense disposer de la meilleure voiture sur ce terrain, couvée
de surcroît par la meilleure équipe. Avec notre programme
en Championnat de France, les techniciens de Renault Sport Technologies
et d’Oreca ont des journées bien remplies… et
des nuits plutôt courtes ! Un nouveau succès serait
la plus belle des récompenses que je pourrais leur offrir.
Cela dit, l’opposition sera comme toujours très relevée.
Il y aura évidemment Brice Tirabassi, mon équipier
engagé en JWRC sur une Clio identique à la mienne.
Et je m’attends à batailler avec Daniel Carlsson, comme
au Monte-Carlo ! »
Quelles
seront les clés de la course ?
« Sur ce rallye, on peut connaître un pépin et
y laisser plusieurs minutes… sans que cela soit rédhibitoire
! Avec 400 kilomètres de spéciales, les écarts
peuvent se faire et se défaire facilement. L’important
est de trouver le bon rythme en fonction du terrain rencontré.
C’est une épreuve aussi éprouvante pour les
hommes que pour les mécaniques. Les pneus souffrent beaucoup
et je sais que Michelin mettra à notre disposition d’excellentes
enveloppes, même si nous ne disposons pas du système
anti-crevaison ATS. »
As-tu
effectué des essais spécifiques en prévision
de cette épreuve ?
« Non, notre programme de quinze rallyes cette saison ne nous
laisse pas suffisamment de temps pour faire une séance avant
chaque épreuve. J’ai tout de même roulé
une journée sur les pistes de Château-Lastours. Additionnés
aux données récoltées l’an passé,
les enseignements nous ont permis de définir le set-up de
base. »
Peux-tu
nous en dire un peu plus sur les spéciales grecques ?
« Avec douze ES différentes, il faut s’attendre
à une grande variété du parcours. Globalement,
c’est un rallye beaucoup moins cassant que Chypre ou la Turquie.
Les moyennes sont plus élevées, ce qui veut dire que
les mécaniques sont mises à très rude épreuve.
J’aime tout particulièrement la spéciale de
Bauxite. C’est une route très large, dure comme de
l’asphalte, sans bosses ni pierres. On peut s’y livrer
à fond, c’est du pur bonheur ! Dans la spéciale
d’Elatia, les premiers kilomètres sont en montée
sur une belle route qui me fait penser à la course de côte
américaine de Pikes Peak. On n’a pas l’impression
d’être en Grèce à ce moment ! Mais après
cette portion, on retombe sur une route sinueuse, où il faut
jongler en permanence entre la première et la deuxième
vitesse… Bref, c’est très varié et il
faut savoir s’adapter aux circonstances ! »
Communiqué
Simon Jean Joseph
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