Junior World Rally Championship
 

Championnat du Monde Junior des Rallyes

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 Interview Guy Wilks

Après votre troisième place en Turquie, êtes vous désireux d’arriver en Grèce ?

C’est vraiment super de retrouver tout le monde et j’attends avec impatience de reprendre le volant de la Puma. La Turquie m’a apporté l’expérience des conditions que nous prévoyons et je pense que nous pourrons attaquer un peu plus en Grèce. Bien sûr nous ne voulons pas prendre trop de risques, mais maintenant j’ai une meilleure compréhension du comportement de l’auto.

Trois mois séparent la Turquie de l’Acropole. Trouvez-vous que la pause est trop longue ?

Reprendre le volant n’est pas le plus difficile mais retrouver le rythme est beaucoup plus dur. Après 20-25 km, ça commence à revenir. Je n’ai pas beaucoup piloté depuis la Turquie en dehors de l’épreuve d’ouverture du championnat britannique des rallyes.

C’est la première fois que vous prenez part à l’Acropole. Avez-vous une idée de ce vous prévoyez ?

J’ai discuté avec beaucoup de pilotes, navigateurs et membres d’équipe et ils m’ont décrit les routes, les endroits où on peut attaquer et les endroits où au contraire on doit assurer. J’ai aussi regardé à la télévision des passages en spéciales. L’Acropole semble avoir acquis une mauvaise réputation. Quelques spéciales sont rapides et roulantes et certaines sont cassantes. Je pense qu’il faut pouvoir combiner l’attaque dans les parties rapides et la retenue dans les parties cassantes pour préserver la mécanique.

Le rallye est connu pour ses spéciales qui mettent à rude épreuve les mécaniques et seulement six des vingt trois engagés l’an dernier ont rallié l’arrivée en JWRC. Est-ce que cela vous fait peur ?

Evidement. Il faut trouver le bon compromis pour aller vite et préserver l’auto tout en étant compétitif. Vous devez piloter avec votre tête. Nous avons procédé de cette manière en Turquie et ça a fonctionné. Mon père dit toujours que pour être premier, il faut d’abord terminé. Ca sera définitivement le cas en Grèce.

Avez-vous déjà piloté auparavant avec des chaleurs aussi extrêmes ?

Je ne pense pas. J’ai fait un rallye au Pays de Galles qui, croyez le ou non, atteignait les 30°C, mais c’est différent. La chaleur est une chaleur sèche, ce qui n’est pas trop mauvais mais quand c’est humide, c’est très dur pour le corps. La température moyenne dans l’habitacle atteint les 60°C, si vous pensez qu’un sauna opère entre 80-110 degrés, ça vous donne une idée des conditions rencontrées dans l’habitacle.

Quels effets a la chaleur sur les pilotes et les voitures ?

Une voiture est mise au point pour fonctionner parfaitement à une certaine température. Dès qu’elle commence à augmenter, certains éléments ne fonctionnent plus aussi bien. Il est plus important de garder un bon flux d’air vers le moteur et la boîte de vitesses pour ne pas avoir de surchauffe. A l’intérieur de la voiture, on sue beaucoup, et si vous vous déshydratez trop, votre de concentration commence à baisser et vous vous sentez fatigué. Il est important de rester hydraté et si en temps normal, huit litres d’eau sont recommandés quotidiennement, les pilotes peuvent en consommer jusqu’à vingt litres par jour. Il n’y pas de climatisation et nous devons garder les aérations fermées pour éviter que la poussière ne rentre dans l’habitacle.

Qu’avez-vous fait pour vous préparer à ces conditions ?

L’aérobic est importante et une bonne vitesse de récupération est nécessaire. Je fais beaucoup de vélo, de course à pied et de rame. J’ai étudié les sciences du sport et je n’aurais jamais pensé que ce serait aussi utile.

 
 
 
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