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Clio à la conquête de l'Acropole
Pour son troisième rendez-vous avec le Championnat
du Monde des Rallyes, le Clio Team aligne ses équipages habituels
- Simon Jean-Joseph / Jack Boyère et Brice Tirabassi / Jacques-Julien
Renucci au 50e Rallye de l'Acropole. Invaincus au cours de leurs
cinq premiers rallyes 2003, les pilotes des Renault Clio Super 1600
espèrent poursuivre la série en Grèce !
Déesse de l'Histoire dans la mythologie grecque,
Clio a donné son nom à la citadine de Renault dont
le succès sur le marché européen ne se dément
pas. Et sa déclinaison la plus sportive, la Super 1600, connaît
une réussite exceptionnelle depuis le début de la
saison 2003.
En Championnat du Monde, Simon Jean-Joseph et Jack
Boyère ont remporté la classe A6 au Monte-Carlo et
en Turquie. Brice Tirabassi mène le classement du Championnat
Junior WRC grâce à sa victoire au Monte-Carlo. Côté
Championnat de France, le bilan est tout aussi flatteur : Simon
et Brice ont remporté les trois premières épreuves
et ils se sont installés en tête du Championnat dans
cet ordre.
Ces résultats
n'empêchent pas l'équipe de poursuivre son travail
sur la voiture. Un an après les débuts de Clio Super
1600 en Championnat du Monde - c'était en Grèce -
Simon Jean-Joseph est enthousiaste à l'idée de retrouver
les spéciales de l'Acropole : «
L'an passé, je crois que beaucoup d'observateurs avaient
été surpris par nos temps. Nous aurions du remporter
la victoire de classe, mais une transmission cassée nous
avait fait perdre beaucoup de temps. Je suis très heureux
de revenir sur ce très beau rallye, que j'ai déjà
disputé à trois reprises. J'aime beaucoup le parcours,
qui se révèle aussi difficile pour les hommes que
pour les mécaniques. »
Pour le pilote
martiniquais, la stratégie sera simple : « Je
pense sincèrement avoir la meilleure voiture et la meilleure
équipe. Dans ces conditions, je vais attaquer pour faire
des temps et remporter une nouvelle victoire. Je ne joue pas de
Championnat, alors j'essaierai de mettre du panache dans ma course
! »
Brice Tirabassi,
lui, joue le Championnat JWRC. Après avoir remporté
le Monte-Carlo, le jeune Varois a été contraint à
l'abandon en Turquie. Mais comme aucun des pilotes ayant marqué
en Principauté n'a vu l'arrivée à Antalya,
le Championnat reste ouvert : « Ma
sortie en Turquie n'est plus qu'un mauvais souvenir. J'étais
pourtant parti en adoptant un rythme "endurance", mais
je me suis fais piéger. Le plus rageant, c'est que la voiture
n'avait rien. Même si j'ai effectué les reconnaissances
de cette épreuve l'an passé, je vais la découvrir
en course. Je ne fais pas de la victoire un objectif principal.
Je vais calquer ma course sur Katajamaki, qui est co-leader du Championnat,
pour essayer de marquer plus de points que lui. Daniel Carlsson,
l'autre prétendant au titre, n'a pour l'instant marqué
aucun point : il est dans une situation différente de nous.
»
Il est à noter que les pilotes du Clio Team
disposeront de voitures aux livrées différentes. Simon
inaugurera une décoration bleue et jaune, tandis que Brice
pilotera une version grise et jaune, identique à celle du
Championnat de France.
Le rallye
en bref...
Avec 22 spéciales au programme (12 différentes), le
50e Rallye de l'Acropole s'annonce comme un "gros morceau".
Le centre névralgique du rallye a été déplacé
d'Itea à Lamia, à 200 kilomètres au nord d'Athènes.
Pour la plupart, les spéciales restent tout de même
identiques à celles des précédentes éditions.
Si l'Acropole donne souvent l'image d'un rallye très cassant,
ce n'est pas le cas, comme l'explique Simon Jean-Joseph : «
Les moyennes sont beaucoup plus élevées qu'à
Chypre, par exemple. Une spéciale comme Bauxite est composée
d'une route large, aussi dure que de l'asphalte, sans bosses ni
pierres. Dans la spéciale d'Elatia, les premiers kilomètres
en montée ressemblent à Pikes Peak ! Mais ensuite,
on se retrouve dans une portion très sinueuse, où
on passe jamais la troisième... Le tout est de trouver le
bon rythme correspondant au terrain. » Le rallye
débutera tôt vendredi avec 8 spéciales totalisant
près de 150 km. Le lendemain, le programme sera similaire.
La dernière étape, dimanche, prendra presque des allures
de vacances avec "seulement" six spéciales pour
100 km chronométrés.
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