| Sueur,
poussière et temps canon pour les Clio
A l’issue
de la deuxième étape du Rallye de l’Acropole,
les deux Renault Clio Super 1600 sont toujours en tête de
la classe A6. Simon Jean-Joseph s’est emparé du commandement
aux dépens de son équipier Brice Tirabassi. Le pilote
de l’Equipe de France FFSA conserve la tête du classement
Junior WRC, avec une solide avance sur Daniel Carlsson.
Tout aussi difficile
que la première journée, la deuxième étape
du 50e Rallye de l’Acropole s’est déroulée
sur huit spéciales totalisant 149 km. Moins handicapé
par son ordre de départ que la veille, Simon Jean-Joseph
a signé cinq meilleurs temps de classe, ce qui lui permet
de reprendre la tête à Brice Tirabassi : « J’ai
bien roulé dans la première boucle de trois spéciales,
même si la voiture était perfectible dans ses réglages.
L’équipe a fait évoluer le set-up dans le bon
sens pour la deuxième boucle… mais j’ai crevé
dans l’ES12 avant d’être ralenti par le concurrent
parti devant moi dans l’ES13 ! La "galère"
a continué dans la dernière partie de cette étape,
puisque j’avais des problèmes de direction dans l’ES15…
Je me suis fait les biceps ! Je voudrais rendre hommage au public
grec, réellement chaleureux et passionné. Leur ferveur
me rappelle celle des Antillais. »
Brice Tirabassi,
dont l’objectif est de prendre un maximum de points en Junior
WRC, n’a pas cherché à résister au Martiniquais.
Part ce matin avec 31’’5 d’avance sur Daniel Carlsson,
il a augmenté son avance au fil de spéciales. Cinq
meilleurs temps du JWRC lui permettent de rentrer au parc fermé
avec un écart de 1’08’’9 : « Tout
au long de la journée, j’ai essayé d’adopter
le même rythme qu’hier. Physiquement, ce fut l’étape
la plus difficile de ma carrière ! Comme nous roulions avec
le chauffage pour optimiser le rendement du moteur, il faisait très
chaud dans l’habitacle. Nous avons en outre connu des soucis
de démarreur, ce qui nous obligeait à pousser la voiture
pour la redémarrer… Demain, il va falloir continuer
à rouler, car je pense que Carlsson va continuer à
attaquer très fort. »
Avant l’assaut
final, Gilles Lallement – Directeur Technique de Renault Sport
Technologies – se montre satisfait de la prestation d’ensemble
de son équipe : « Des 21
voitures de la classe A6 parties ce matin, il n’en reste que
14 ce soir… dont nos deux Clio. Cela prouve la fiabilité
de notre produit. Demain, il reste 100 km de spéciales et
Brice a 70’’ d’avance sur son adversaire. Il va
devoir faire une course intelligente pour gérer… tout
en ayant à l’esprit qu’il peut connaître
un petit souci, une crevaison par exemple. Après une belle
deuxième étape, Simon aura encore à cœur
de faire de très bons temps. Il n’y aura pas de longue
spéciale, cela devrait lui éviter de rattraper des
concurrents partis avant lui. »
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