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Etape
2
Aux
dires des pilotes, ce rallye de Turquie est aussi, voir même
plus, difficile que la Safari Rally, épreuve de référence
concernant la fiabilité des autos et des pilotes. Ce n'est
évident pas le meilleur terrain pour évoluer au volant
d'une deux roues motrices. Six abandons sont venus s'ajouter à
la liste des abandons en JWRC.
Leader durant toute la première étape, Carlsson jouissait
d'un confortable avance et pouvait espérer remporter son
premier rallye de l'année. Malheureusement, la malchance
le suit et il a du abandonner sa place de leader en fin de journée
au profit de Kosti Katajamaki.
Avant même
le début de la première spéciale, Martin Stenshorne
est obligé de rendre son carnet : son copilote, Clive Jenkins,
a été hospitalisé dans la nuit suite à
une gastro-entérite.
Marco Ligato débute cette deuxième journée
comme il a terminé la précédente : il signe
le meilleur temps scratch (ES7) devant Carlsson. Cela permet
à Ligato de prendre la deuxième place du classement
occupée jusque là par Katajamaki. La spéciale
s'est courue sur des routes sèches mais les pilotes ont trouvé
de la glace en altitude. Abdo Feghali n'a toujours pas de direction
assistée et va devoir attendre le parc d'assistance pour
que soit effectué le changement complet de la direction.
Les pilotes Suzuki sont en forme et performants. Dans l'ES 8,
Teuronen, malgré la perte de la direction d'assistée
en fin de spéciale, devance tout le monde et relègue
Carlsson à plus de dix secondes. Ligato est victime de deux
crevaisons dont une où il est obligé de s'arrêter
pour changer la roue. Il perd plusieurs minutes et chute de la deuxième
à la quatrième place du classement. Le pilote hongrois
Sebalj (Renault Clio) abandonne après avoir cassé
sa suspension arrière. Meekes (Opel Corsa) fait de même
après avoir cassé une roue. Katajamaki perd sa direction
assistée en fin de spéciale.
Peu
de grosses pierres mais des routes glissantes pour cette ES 9.
Meilleur temps pour Carlsson devant Broccoli et Katajamaki. Au classement
pas de changement, le suédois devance toujours Katajamaki
et Wilks. Ce dernier a du piloter avec un moteur perdant de sa puissance
causée par la présence d'eau dans le filtre à
air du moteur. Suite au changement de sa direction à l'assistance,
Abdo Feghali a écopé d'une minute de pénalité
pour avoir dépassé le temps imparti. A noter l'abandon
du dernier français encore en course en JWRC. Une pierre
a endommagé la protection inférieure de la Saxo PH
Sport et a brisé le support de boîte, la biellette
anti-couple et la commande de boîte de vitesses. Sebastien
Ceccone a pu tout de même continué mais l'embrayage
a ensuite lâché, n'ayant pas apprécié
les montées avec une boîte bloquée sur le cinquième
rapport.
Conditions de route normale et temps frais au programme de cette
dixième spéciale (ES 10). Daniel Carlsson signe
son sixième temps scratch du rallye et son deuxième
de la journée devant Katajamaki, Brocolli, Teuronen. Ligato
a rencontré des problèmes de boîte de vitesses
qui est restée bloquée sur le troisième rapport.
Pas de changement au classement avec Carlsson solide leader précédant
Katajamaki de deux minutes et Wilks de quatre.
Le
contact répété avec des pierres a endommagé
le protège carter de la Ford de Wilks. Pour éviter
que le carter ne soit abîmé, l'ensemble carter-protège
carter a été remplacé à l'assistance.
Carlsson continue à dominer ce rallye (ES 11) même
si son avance lui permettrait de lever le pied. Katajamaki rencontre
a des soucis avec sa boîte de vitesse et échoue à
trente cinq secondes du chrono du leader du rallye. Ceccato (Fiat)
signe le troisième chrono. Pas de chance pour Ligato : après
avoir été bloqué en troisième dans la
spéciale précédente, il est cette fois bloqué
sur le cinquième rapport et perd plus de trois minutes sur
le leader. Broccoli, très en forme aujourd'hui, rencontre
des soucis de direction.
Hécatombe du côté des pilotes Fiat avec les
abandons de Marco Ligato et Massimo Ceccato. Bien placé avant
de rencontrer de soucis de boîte de vitesses, Ligato a tapé
une pierre ce qui a provoqué une fuite d'huile. Conséquence,
la boîte de vitesse a cassé. Même cause et même
effet pour Ceccato. Broccoli a lui aussi abandonné dans la
même spéciale (ES12) après avoir cassé
la suspension arrière de son Opel Corsa. Le meilleur temps
est revenu à Teuronen.
Rebondissement en tête dans la dernière spéciale
de la journée (ES13). Bénéficiant de
trois minutes d'avance sur son plus proche poursuivant, Daniel Carlsson
a été victime d'un souci de direction après
cinq kilomètres de spéciale. Il a été
forcé de s'arrêter pour réparer mais cela lui
a coûté cinq minutes. Il laisse donc le première
place à Katajamaki et rétrograde à la troisième
place derrière Wilks.
Incontestablement,
ce premier Rallye de Turquie se déroule dans des conditions
très difficiles. Les voitures sont soumises à un traitement
des plus cruels sur les routes montagneuses. Seules huit voitures
sont encore présentes à la fin de cette deuxième
journée. Katajamaki est donc le leader au terme des deux
jours de course après le problème qui a fait perdre
cinq minutes à Carlsson. Privilégiant depuis le départ
la sécurité, Guy Wilks se voit donc récompenser
en occupant la deuxième place. Carlsson suit à la
troisième place à moins de vingt secondes de Wilks
: " Je suis très déçu
mais je vais continuer à me battre. Demain je vais attaquer
lors des deux premières spéciales et nous verrons,
à l'assistance, où nous en sommes. Nous avons été
malchanceux car nous n'avons pris aucun risque tout au long de la
journée et n'avons eu aucune indication comme quoi quelque
chose allait mal sur l'auto. "
Cinq spéciales
sont au programme de la troisième étape. Si Katajamaki
jouit d'une confortable avance, la lutte pour la deuxième
place entre Wilks et Carlsson va être intense.
Bilans chiffrées de la deuxième étape :
Vainqueurs de
spéciales :
Carlsson : 3
Teuronen : 3
Ligato : 1
Leaders successifs :
Carlsson : ES 7 à 12
Katajamaki : ES 13
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