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Etape
3
Pour
cette troisième et dernière étape du rallye,
l'objectif pour chacun des huit équipages encore en course
était de rallier l'arrivée. Donc pas de grosse surprise
et seulement un abandon à noter, celui de Carlsson. La majorité
des spéciales est connu car déjà parcouru dans
les étapes précédentes. Le finlandais, Kosti
Katajamaki, remporte son premier rallye mondial au volant de sa
VW Polo.
Déçu
de perte de la première place la veille, Carlsson a attaqué
dès le début de cette dernière étape
pour reprendre la deuxième place à Wilks. Il signe
le meilleur temps de la première spéciale de la journée
(ES 14) et revient à moins de dix secondes du britannique
au classement. Malgré quelques soucis d'embrayage, Katajamaki
ne concède que quatre secondes à son rival sur cette
très courte spéciale. Feghali casse une suspension
mais peut continuer.
La malchance continue pour Carlsson. Après avoir perdu la
tête du rallye en fin de deuxième étape, le
suédois doit définitivement se retirer à cause
de la casse de sa suspension consécutif à une sortie
de route. Katajamaki signe le meilleur temps scratch (ES 15)
devant Canellas. Au classement général, Canellas prend
la troisième place.
Premier
meilleur temps scratch de la saison pour le jeune Wilks (ES16).
Il devance Canellas et Katajamaki. A l'assistance, la suspension
cassée de la Ford de Feghali est changée ainsi que
la boîte de vitesses de la Fiat de Cecchettini. L'équipe
de Katajamaki tente de changer l'embrayage qui pose problème
depuis le début de la journée mais finalement elle
ne peut pas et oblige donc le finlandais à terminer le rallye
avec une pièce qui peut casser à tout moment.
Sur sa lancée, Wilks va malheureusement devoir céder
sa deuxième place. Il est victime d'une crevaison (ES
17) et la boîte de vitesse reste bloqué sur le
troisième rapport. Canellas signe le deuxième temps
de la spéciale derrière Katajamaki et monte à
la deuxième place du classement. A noter que Simon Jean Joseph,
qui domine ce rallye, rencontre des soucis de direction assistée
suite à un contact avec une pierre. Il perd plus de deux
minutes mais reste leader de la classe A6.
Katajamaki termine le rallye par un meilleur temps (ES18).
Il n'est plus question de chronos dans cette dernière spéciale
mais de rallier à tout prix l'arrivée.
Comparé
par beaucoup de pilotes au Safary Rally, la première édition
du rallye de Turquie a causé beaucoup de dégâts
dans les rangs du Championnat Junior. L'hiver très rude dans
cette partie de la Turquie a endommagé les routes et beaucoup
de grosses pierres parsemaient les spéciales. Pneumatiques,
carter, boîtes de vitesses, suspensions ont été
les principales causes d'abandon ou de pertes de temps. Comme la
Grèce l'an dernier, le rallye de Turquie ressemblait à
une épreuve marathon où le principal n'était
pas d'être performant mais avant tout de rallier l'arrivée.
A ce petit jeu, le plus fort a été Kosti Katajamaki
qui a pu compter sur la fiabilité et la solidité de
sa Volkswagen Polo. Le finlandais a eu son lot de problèmes
mais a pu rallier l'arrivée à la première place
et ainsi faire oublier son exclusion du Rallye de Monte Carlo pour
non-conformité de sa voiture.
A la deuxième place, nous retrouvons Canellas qui a bénéficié
des abandons des meilleurs mais aussi de la fiabilité et
la performance sur terrains cassants de sa Suzuki Ignis. Il signe
le meilleur résultat d'une Suzuki. La quatrième place
de Teuronen confirme la belle performance d'ensemble des pilotes
Suzuki sur cette épreuve.
Autre pilote a avoir impressionné, Guy Wilks a été
récompensé par la dernière marche sur le podium
après avoir signé son premier temps scratch. Cecchetini
(Fiat), Feghali (Ford) et Iliev (206) sont les derniers pilotes
à rentrer dans les points.
Sur les vingt deux partants, seuls sept ont rallié l'arrivée
et ont eu la récompense de marquer des points. Sur ces sept
pilotes, aucuns n'avaient marqué de points au Monte Carlo.
Du
côté des grands perdants, Daniel Carlsson a abandonné
pour la deuxième fois consécutive alors qu'il dominait
le rallye. Meilleur performer du rallye avec huit meilleurs temps,
le suédois est sans hésitation l'homme fort de ce
début de saison et lorsque la malchance le quittera, il sera
un des prétendants à la victoire et au titre. Du côté
du vainqueur du Monte Carlo, Brice Tirabassi, l'épreuve a
été très courte puisqu'il a abandonné
dans la troisième spéciale suite à une sortie
de route. Malheureusement, il n'a pas pu se familiariser avec les
routes cassantes turques et la prochaine épreuve en Grèce
risque d'être difficile pour lui.
Au final, statu
quo au championnat avec Tirabassi et Katajamaki leaders du championnat.
La prochaine épreuve se déroulera sur des routes semblables
mais avec des températures plus élevées programmée
début juin : le Rallye de l'Acropole. D'ici là, les
équipes ont le temps de réparer les voitures et surtout
de les fiabiliser et les pilotes pourront se préparer à
affronter la terre grecque.
LEADERS SUCCESSIFS
Brice Tirabassi Renault Clio ES 1
Daniel Carlsson Suzuki Ignis ES 2 à 12
Kosti Katajamaki VW Polo ES 13 à 18
VAINQUEURS DE SPECIALES
Daniel Carlsson Suzuki Ignis 8 M.T.
Kosti Katajamaki Volkswagen Polo 3 M.T.
Ville Pertti Teuronen Suzuki Ignis 3 M.T.
Marcos Ligato Fiat Punto 2 M.T.
Guy Wilks Ford Puma 1600 1 M.T.
Brice Tirabassi Renault Clio 1 M.T.
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